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Autofinancement ou levée de fonds ?
Autofinancement ou levée de fonds ?

Autofinancement ou levée de fonds ?

Au début de la création d’une entreprise, un entrepreneur doit choisir sa stratégie de financement. Les deux principales stratégies utilisées sont la levée de fonds et l’autofinancement. La levée de fonds est une technique de financement qui consiste à faire entrer des investisseurs dans le capital social d’une société. Au contraire, le concept de l’autofinancement consiste à lancer son entreprise par ses propres moyens sans l’aide financière d’autrui. C’est le cas notamment du Revenue Based Financing. Mais quelle est la meilleure stratégie : s’autofinancer ou lever des fonds ?

Baptiste Wiel
Baptiste Wiel
Publié le

30

September

2022

September 30, 2022

Mis à jour le

30

September

2022

September 30, 2022

Pour ou contre l’autofinancement ?

Les avantages de l’autofinancement

Avantages de l'autofinancement
Avantages de l'autofinancement

Pas de dilution de capital social 

Tout d’abord, s’autofinancer équivaut à ne pas laisser des investisseurs externes diluer son capital social. 

Il y a dilution lorsqu'une société émet de nouvelles actions  qui entraînent une diminution du pourcentage de participation des actionnaires existants dans cette société. Concèretement, le nombre d’actions que le fondateur possède ne changent pas, mais le pourcentage de détention et la valeur des actions diminue. 

Un modèle plus rentable 

De plus, le bootstrapping contraint l’entrepreneur à construire son business model pour que son entreprise soit rentable le plus rapidement possible. N’ayant pas de salaire, l’entrepreneur a pour priorité numéro une la profitabilité. Mécaniquement, la structure de l’entreprise est économe en utilisant le moins de ressources possibles pour en faire le plus. Cette stratégie permet à l’entrepreneur de se focaliser sur l’essentiel : l’utilisateur. 

Des tests sur le terrain plus rapides

Le bootstrapping oblige les associés à monter un produit ou un service beta avec un budget minime. Étant au contact direct de la réalité du marché, un projet embryonnaire d’entreprise est rapidement validé ou réduit à néant. Les décisions des fondateurs sont ancrées dans la rationalité de l’utilisateur.  Les fondateurs peuvent être agiles et réceptifs aux retours imminents des clients. 

« Faire avec les moyens du bord » a pour conséquence une croissance proportionnelle aux efforts de ses créateurs. Être à hauteur d’homme est clé pour échanger directement avec ses utilisateurs. 

Plus de proximité avec les utilisateurs

Les utilisateurs peuvent communiquer directement avec le développeur. Le développeur peut échanger avec ses utilisateurs, écouter leurs retours et faire des ajustements personnalisés. Itérer sur le produit directement avec l’utilisateur final est la meilleure stratégie pour solidifier sa proposition de valeur. 

Montrer son visage peut permettre aux utilisateurs de connaître l’humain derrière l’entreprise et ainsi instaurer une relation de confiance. La communauté de l’entreprise se sent alors spéciale et est fidélisée.

Pas de dépenses inutiles

Avoir trop d’argent trop vite peut déboucher sur des dépenses inutiles et trop « early » dans la communication par exemple. Ne pas avoir de liquidité se traduit aussi par ne pas dépenser pour de mauvaises décisions.

Inconvénients de l’autofinancement

Pas de croissance rapide

L’autofinancement ne permet pas une croissance rapide. Que le business model soit du B2B ou du B2C, l’acquisition client est essentielle. Le coût d’acquisition client (CAC) varie en fonction de la nature du business.  Mais en général, le CAC à grande échelle, que ça soit des ads, du personnel en sales ou une autre stratégie d’acquisition est onéreux. De plus, beaucoup de marchés reflètent le dicton « the winner takes it all ». Dans ce cas-là, une stratégie d’acquisition client lente est rédhibitoire. 

Moins de mentoring et de réseau 

Ensuite, l’autofinancement ne favorise pas l’accès aux avantages d’une levée de fonds tels que le mentoring, la visibilité ou l’accès à un réseau. 

Moins de médiatisation

Pour finir, l’autofinancement peut être perçu comme un manque d’ambition. Une croissante lente peut détonner avec les licornes surmédiatisées qui font 1500% de croissance par an. 

Levée de fonds, une meilleure alternative à l’autofinancement ?

Avantages d’une levée de fonds

Une levée de fonds, comme son nom l’indique, est un apport de nouveau capital dans l’entreprise. À l'inverse de l’autofinancement, une levée de fonds est l’outil de financement qui mobilise le plus de ressources financières. 

Une augmentation de liquidités 

Cet apport ne doit pas être remboursé. Une augmentation de liquidités permet aux fondateurs de se doter de tous les moyens pour les prochaines étapes du développement de leur start-up. Les associés peuvent tenter de multiples stratégies couteuses pour voir si une fonctionne. Pour illustrer cette stratégie, con peut dire que c’est comme lancer une multitude d’objets sur un mur pour voir ceux qui accrochent.

Une augmentation de visibilité

L’arrivée des investisseurs va de pair avec une augmentation de la visibilité et de la crédibilité sur le marché. Elle montre au grand public qu’ils sont confiants quant au succès de l’entreprise. L’entreprise profite du réseau de ses investisseurs. De plus, les investisseurs peuvent faire office de mentors et conseiller les associés avec un regard extérieur sur la stratégie. 

Désavantages d’une levée de fonds

Une préparation longue 

Tout d’abord, le temps de préparation pour une levée de fonds est long. C’est un investissement de temps et d’énergie que les fondateurs ne consacrent plus aux opérations de l’entreprise. En effet, les fondateurs doivent créer des présentations, s'entraîner à les présenter, démarcher des investisseurs, postuler et les rencontrer de nombreuses fois. De plus, rien ne garantit la réussite d’une levée de fonds. Dans le cas où c’est un succès, les procédures post-sélection sont chronophages : négociation, cadre juridique, closing.

Dilution du capital 

Le modèle de financement de la levée de fonds a ses limites. Qui dit levée de fonds dit dilution du capital. En effet, les investisseurs, en contrepartie de leur financement, prennent un % du capital social de l’entreprise. En d’autres termes, l’entreprise leur appartient en partie ce qui leur procure un pouvoir décisionnel sur la stratégie de l’entreprise. 

Malheureusement, les investisseurs n’ont pas toujours les mêmes intérêts que les fondateurs.  Les associés doivent faire des rapports récurrents à leurs différents investisseurs pour témoigner de la santé financière de l’entreprise. Dialoguer et rassurer les investisseurs peut être chronophage sur le long terme.

Démarrer une entreprise avec la perspective de lever des fonds rapidement est le meilleur moyen d’oublier l’essentiel : résoudre le problème d’un utilisateur. 

Trop de liquidités - un danger ? 

Avoir une liquidité trop importante d’un coup peut s’avérer néfaste. En effet, plus les associés ont du cash plus ils ont la capacité de faire de grandes erreurs. Par exemple, si un entrepreneur reçoit 15 millions d’euros de la part de ses investisseurs, il peut passer un an à développer une application avec une armée de 20 développeurs. 

Au bout d’un an, son application est optimale mais ne fait aucune vente car elle ne répond pas au besoin de l’utilisateur. Une année entière déconnectée du marché peut conduire à un échec. 

Ne pas avoir de cash contraint les associés à être rentable le plus rapidement possible en étant au plus proche du besoin du marché. Pour démarrer une entreprise, construire une première communauté d’utilisateurs pour co-construire le produit ou le service est un avantage. Avoir trop de liquidité peut obscurcir l’ordre des priorités d’une entreprise. Il est plus facile de perdre le contrôle de 15 milliards que de 500 euros.

Chaque stratégie n’est pas figée dans le temps. Bootstrapping puis levée de fonds ?

Heureusement, le bootstrapping n’est pas en opposition avec une levée de fond. 

Les deux stratégies peuvent être complémentaires. Le début d’une start-up en autofinancement peut aboutir à une forte traction des utilisateurs. Le fondateur peut ensuite plus facilement lever des fonds pour accélérer la croissance de son entreprise.

Les investisseurs ont la preuve que le produit beta a fonctionné ce qui leur donne confiance pour investir dans l’avenir d’une entreprise. Ils sont rassurés en voyant la traction qu’à un projet en utilisant de simples moyens de bootstrapping. 

Le meilleur des deux mondes : le Revenue Based Financing.

Karmen propose une alternative innovante. Nous démocratisons l’accès au financement non-dilutif grâce au Revenue Based Financing. Le Revenue Based Financing signifie « financement basé sur les revenus ». 

Cet outil permet d’avancer les revenus récurrents d’une entreprise. En 48h, un entrepreneur peut recevoir de l’argent sur son compte pour financer sa croissance. 

Vous pouvez répéter l’opération au fur et à mesure de votre développement. Le service de financement de Karmen repose sur trois principes : la rapidité, la non-dilution et la transparence.