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Le guide du financement des entreprises

Le guide du financement des entreprises

La question du financement est centrale pour tout entrepreneur, du lancement de sa startup jusqu’aux dernières étapes du développement de son entreprise. Elle est au cœur des problématiques économiques et de la stratégie de l’entreprise. En effet, le financement est à la source de toute activité productive et de création de valeur. Il existe cependant de nombreuses options de financement distinctes, avec des caractéristiques bien précises et différenciantes. Comment réussir à financer son entreprise de manière optimale ? Dans quel cas est-il souhaitable d’éviter la dilution, et comment ? 

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Baptiste
Publié le

9

mai

2022

Mis Ă  jour le

9

mai

2022

Sommaire
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L'essentiel pour comprendre le financement d'entreprise

Financement d’entreprise : définition

Le financement d’entreprise correspond à la recherche et à la gestion de la trésorerie nécessaire aux opérations et investissements d’une entreprise. 

Par financement, il faut ainsi entendre l’ensemble des ressources financières, tant internes qu’externes, à disposition d’une entreprise. Ces dernières lui confèrent les moyens d’action nécessaires pour réaliser son activité, investir des de nouveaux projets, se développer, recruter, etc. 

Pourquoi une entreprise a besoin de se financer ? 

Le financement est d’une importance cruciale pour n’importe quelle entreprise ou projet. Qu’il s’agisse de payer ses fournisseurs, acquérir des clients, recruter et payer des salaires, toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, ont besoin de se financer.

Ainsi, le besoin de financement d’une entreprise peut correspondre à l’investissement initial pour commencer l’activité. Par exemple, un commerçant a besoin de fonds pour acheter son fonds de commerce. De son côté, un e-commerçant aura besoin de financement pour attirer des visiteurs sur son site internet.

La nécessité de financer les entreprises s’explique également par des besoins d’investissement précis comme le renouvellement du matériel, la modernisation des équipements, le développement de nouveaux produits ou services, ou l’augmentation de la capacité de production.

Il peut enfin coïncider avec des investissements nécessaires à la marche opérationnelle de l’entreprise, comme le besoin en fonds de roulement (les fonds nécessaires pour financer le cycle opérationnel de l’entreprise). 

Pourquoi certaines entreprises ont plus besoin de financement que d’autres ? 

Contrairement à certaines entreprises qui trouvent tout de suite leur clientèle et n’ont pas besoin d’effectuer des investissements initiaux trop conséquents, certaines organisations n’ont pas la possibilité de s’autofinancer immédiatement et ont un besoin important de financement.  En effet, les business où l’entreprise doit payer les fournisseurs avant de se faire payer par ses clients a souvent un besoin de fonds de roulement positif. Ce type de business aura toujours besoin de financement. Notamment plus l’entreprise grandira, plus ce besoin sera important. 

Les entreprises ayant des besoins importants de financement ont généralement un BFR positif et doivent financer leur cycle opérationnel avant d’encaisser de la trésorerie. Ces dernières doivent en effet financer en continue leur entreprise, et ce besoin est autrement plus conséquent lorsque l’entreprise est en croissance.

Ces besoins de financement inhérents aux jeunes entreprises technologiques, aux SaaS ou encore entreprises eCommerce servent aussi bien à couvrir le démarrage de l’activité (recrutement, développements produits ou services…), veiller à l'évolution de sa dette technique ainsi que sa croissance. 

En effet, le caractère innovant et le modèle économique de ces entreprises ne leur permet pas de définir clairement toutes les composantes de leur marché et de leur assurer une rentabilité immédiate. 

De la même manière qu’une startup digitale a besoin de capital pour lancer son activité et développer ses produits, bon nombre de TPE, PME et des entreprises marketplaces ont besoin de capital pour se lancer et croître. Un e-commerçant aura ainsi besoin de financement pour attirer des visiteurs sur son site internet et produire, acquérir des stocks. Une startup qui développe un produit tech innovant aura également besoin rapidement de financements !

Autre exemple, un SaaS  en phase d’amorçage conçoit et met au point le service ou le logiciel qu’il pense proposer à ses clients. Cela nécessite de forts investissements en R&D et en innovation. A ce stade, le SaaS n’enregistre aucune rentrée de cash, pourtant indispensable à la création de l’outil qu’il souhaite offrir à ses clients ensuite.

En phase de commercialisation de ses prestations, le SaaS commence à enregistrer des abonnements mensuels ou annuels et a besoin de trésorerie pour ses dépenses de marketing et de communication notamment. 

La facturation démarre et les souscriptions des clients font rentrer de l’argent dans les caisses. Ces paiements sont toutefois encaissés avec un délai non négligeable, surtout pour les gros clients. De plus, pour combler le risque de résiliation des contrats et de retards de paiement, il est important de garder une marge de trésorerie pour continuer à développer sereinement l’entreprise. 

En quoi financer son entreprise permet de booster sa croissance ? 

Financer son entreprise permet d’investir et de mener à bien des stratégies cruciales pour le développement de l’entreprise. Sans financement, pas de recrutements, pas d’investissements, pas d’acquisition clients, pas de développement produits, ni d’expansion à l’international. 

Le financement est la pierre angulaire du développement d’une entreprise et lui permet de booster sa croissance. 

Quelles sont les deux catégories de financement ? 

Deux grandes catégories de financement sont à distinguer : les solutions dites dilutives, et a contrario, les solutions non-dilutives. 

C’est quoi la dilution ?

Le principe de la dilution du capital est très simple : un fondateur va demander un investissement en échange d’une part du capital de son entreprise, autrement dit, il va partager son capital et une partie du contrôle de son entreprise.  L’augmentation du capital réalisée avec une émission de nouveaux titres va engendrer cette dilution.

Ce phénomène est donc très courant dans les opérations de levée de fonds en equity. Cet apport n’engendre pas de remboursement en principe. L’augmentation de liquidités permet aux fondateurs de se doter de tous les moyens pour les prochaines étapes du développement de leur start-up. 

Bien qu’à première vue, se financer en optant pour une levée de fonds s’apparente à une stratégie intéressante, le principe de dilution qu’elle occasionne pose problème. En effet, en distribuant des parts de capital, le pouvoir de décision du fondateur diminue. 

L’émission de nouveaux titres va créer de nouveaux droits de votes au profit des nouveaux associés. Le fondateur se doit alors de prendre en compte ces votes dans les décisions.

La dilution du capital entraîne également une réduction du montant du bénéfice par action (BPA). Les nouveaux titres créés vont conférer de nouveaux droits de participation aux bénéfices et les nouveaux associés percevront donc des dividendes. 

Irrémédiablement, le montant unitaire des dividendes (en cas de rentabilité) perçus avant l’opération par le fondateur, diminue.

Le financement dilutif

Les solutions de financement dilutives sont par exemple la love money, les business angels ou encore les venture capitalists. L’arrivée des investisseurs va de pair avec une augmentation de la visibilité et de la crédibilité sur le marché. 

Elle montre au grand public qu’ils sont confiants quant au succès de l’entreprise. L’entreprise profite alors du réseau de ses investisseurs. De plus, les investisseurs peuvent faire office de mentors et conseiller les associés avec un regard extérieur sur la stratégie. 

Le financement sans dilution

Lorsqu’il s’agit de prêts bancaires ou de subventions, le financement est, cette fois-ci, non-dilutif. Si ce type de financement permet de garder le contrôle sur son entreprise, il a toutefois un coût. Par exemple, l’emprunt implique le paiement d'intérêts ou de commissions.

Quels sont les différents types de financement dilutifs adaptés à l’entreprise ?

Le crowdequity

Le crowdfunding (ou financement participatif au sens large) repose sur un système de collecte de dons, de prêts ou de prises de participation. 

Via des plateformes telles que Lita.co, un chef d’entreprise peut demander à un grand nombre de petits investisseurs de participer financièrement à sa création d’entreprise.

On parle d’equity crowdfunding (ou d’investissement participatif) dans le cas où les apporteurs de capitaux prennent part au capital de la startup à la fin du tour de financement. Contrairement aux autres modes de crowdfunding, les investisseurs deviennent donc actionnaires de la société qu’ils financent. 

Le crowdequity est ainsi un financement dilutif.

Les business angels

Un Business Angel ou « investisseur providentiel » est un indépendant qui investit ses fonds personnels dans une entreprise. Généralement, grâce à leur réseau et leurs expériences, les Business Angels apportent également des conseils au porteur de projet. 

Le but du Business Angel est de dégager de la plus-value via son investissement en vendant sa participation au bout de 3-5 ans. C’est donc un mode de financement dilutif. 

Le microcrédit

Le microcrédit permet de pallier les difficultés d'accès aux financements bancaires. Son objectif est d’aider les porteurs de projet à faire naître ou à pérenniser leur projet par l’octroi d’un prêt bancaire plus accessible que les prêts bancaires traditionnels. 

En plus du prêt, ce dispositif s'accompagne souvent d'un suivi des bénéficiaires : assistance dans les démarches administratives, aide à la maîtrise des coûts, développement commercial etc. Le microcrédit est un financement non-dilutif.

Les VC / levées de fonds 

Le Venture Capital correspond à une prise de participation en capital réalisée par des professionnels ou des investisseurs.  Pour cela, ces derniers peuvent souscrire à  :                     

  • des actions ordinaires
  • des actions Ă  dividende prioritaire
  • des actions assorties de bons de souscription d'actions (ABSA) ou d’autres conditions avantageuses

Dans tous les cas, en plus des fonds qui peuvent atteindre plusieurs millions d’euros, ils mettent aussi à la disposition de la structure leur réseau et leur expertise.

À noter que l’entrée au capital d’un investisseur est temporaire. Concrètement, le fonds de VC reste en moyenne entre 3 et 7 ans au capital de la société. Et pour cause, son objectif est de réaliser des plus-values dans un laps de temps le plus court possible. 

Autrement dit, il prévoit une sortie du capital une fois que l’entreprise atteint un certain seuil de rentabilité et est ancrée solidement dans son marché.

On parle également de Corporate Venture Capital (CVC) pour désigner les fonds détenus par des grands groupes qui souhaitent soutenir les jeunes entreprises. Les firmes qui forment ces fonds de CVC proposent parfois de véritables accompagnements pour les startups. 

Au-delà de leur volonté d’avoir un retour sur investissement, les grands groupes peuvent aussi participer à la stratégie de l’entreprise et l’aider à développer son activité. 

La levée de fonds est dilutive : en échange de leur financement, les fonds récupèrent des parts (parfois très significatives) de l’entreprise. La part récupérée pour un financement donné est déterminée en amont par la valorisation de l’entreprise.

Quels sont les différents types de financement non-dilutifs adaptés à l’entreprise ? 

Les avantages fiscaux

Certaines entreprises peuvent obtenir des avantages fiscaux. Souvent, ces aides prennent la forme de réductions d'impôts ou d’exonérations pour aider les jeunes entreprises à amorcer leur activité.

On peut par exemple mentionner des agréments permettant l'exonération de certaines charges sociales ou impôts comme l’aide à la création ou reprise d’entreprise (ACRE), le crédit d’impôt recherche (CIR) ou encore le crédit d’impôt innovation (CII). 

Le crédit d'impôt recherche (CIR) est une mesure de soutien aux activités de recherche et développement (R&D) des entreprises, quels que soient leur secteur ou leur taille. 

Les entreprises qui engagent des dépenses de recherche fondamentale et de développement expérimental peuvent bénéficier du CIR en les déduisant de leur impôt sous certaines conditions. Le taux du CIR varie selon le montant des investissements (30% en dessous de 100 millions €, 5% au-dessus).  Cet avantage vient défalquer certains frais des impôts et est ainsi mis en place à la fin de l’exercice comptable. Il ne permet pas d’obtenir du financement rapidement.

Le crédit d’impôt recherche est non dilutif puisqu’il représente une somme imputée sur l’impôt sur le revenu ou sur les sociétés. Cela concerne l'année pendant laquelle les dépenses de recherche ont eu lieu.

Les subventions 

En France, l’État alloue un budget pour l’aide à la création d’entreprises. Les subventions peuvent prendre différentes formes : aides matérielles ou financières, allégements sociaux et fiscaux. Plusieurs organismes publics ou privés donnent des subventions pour la création d’entreprises. 

Les startups tech peuvent bénéficier, sous certaines conditions, d’aides spécifiques offertes par des organismes privés ou publics. On peut encore évoquer le statut jeune entreprise innovante (JEI), réservé aux startups avec des dépenses en R&D représentant plus de 15 % de leurs charges. 

Les subventions sont un type de financement sans dilution.

Le PrĂŞt

La solution la plus populaire pour se financer sans dilution est évidemment le prêt bancaire. 

Néanmoins, les démarches pour obtenir un prêt peuvent être assez longues et les montants peuvent rester assez faibles. Cette alternative vous demandera beaucoup d’énergie, car il faut convaincre les banques et très certainement essuyer des refus. Les banques accompagnent en effet le plus souvent des acteurs ayant au moins 3 bilans rentables et des actifs tangibles à mettre en garantie.

Afin d’obtenir un emprunt, il faut que les associés effectuent un apport en fonds propres suffisant. Votre dossier de financement doit être complet, une tâche souvent plus complexe que l'on ne le pense. Cet apport doit souvent représenter au moins 20 % du financement global. De plus, des garanties (caution personnelle, nantissement, etc.) seront demandées par l’établissement prêteur.

Le Merchant Cash Advance

Le Merchant Cash Advance (MCA) est un type de financement réservé aux commerçants. Il concerne les propriétaires d'une entreprise acceptant les paiements par carte de crédit.

Il permet en effet d'obtenir une avance des fonds passant, le plus souvent, par le compte de la carte de crédit de l'entreprise. Le MCA n'est pas un prêt, mais plutôt une avance basée sur les revenus futurs ou les ventes, par carte de crédit d'une entreprise. Il est souvent utilisé pour financer une période de Bridge.

Une petite entreprise peut faire une demande d'avance MCA et voir cette avance déposée sur son compte assez rapidement. C’est un financement non-dilutif.

La love money 

La love money correspond généralement au premier recours pour un début de financement de création d’entreprise. L’entrepreneur sollicite ses proches, sa famille et ses amis pour un premier don. Ses donneurs bénéficient de réduction d’impôts et d’exonérations. 

Ce financement est rapide et non-dilutif, mais nécessite d’avoir un entourage aisé. Attention, il peut aussi être dilutif si, en échange de leurs participations, les proches récupèrent des parts de l’entreprise. 

Les dettes et emprunts non bancaires 

Il existe des solutions d’emprunts non bancaires qui permettent de financer l’entreprise de manière non-dilutive. 

On peut en effet mentionner l’affacturage, qui est une technique de financement et de recouvrement de créances mise en œuvre par les entreprises. Elle se base sur l’obtention d’un financement anticipé et consiste à sous-traiter cette gestion à un établissement de crédit spécialisé. 

On peut également évoquer les solutions de financement mises à disposition par BPIFrance, une Banque publique d'investissement qui agit, en complément du marché, pour répondre aux différents besoins de financement des entreprises. 

Elle intervient en financement et en garantie pour soutenir la croissance des startups françaises : prêts à court, moyen et long terme, crédit-bail, prêts sans garantie, prêts innovation, prêts sectoriels.

On peut également évoquer le crédit-bail, aussi appelé « leasing », qui permet de financer à 100 % des équipements sans faire aucun apport. De manière générale, le fabricant vend son matériel à une société de crédit-bail. Cette dernière met en location ce matériel à l’entreprise pour un temps déterminé. 

Les contrats de location de matériel peuvent comprendre une option d'achat. Le prix de cession du matériel en fin de contrat est alors indiqué dans le document. Les loyers sont des charges déductibles du bénéfice imposable de l'entreprise ce qui permet à l’entreprise de bénéficier d'un avantage fiscal sur le matériel loué.

Les apports personnels

L’entreprise peut être financée par l’apport des fonds propres des associés ou de l’entrepreneur. Les fonds alloués restent toutefois modestes et il n’est pas rare pour l’entreprise de recourir à la love money. Ce type d’apport a souvent lieu au début de l’aventure, lors de la création d’entreprise.

Cet apport peut se faire en numéraire ou par abandon de comptes courants d’associés au profit de la société. Dans ce cas, une clause de retour à meilleure fortune est mise en place et permet de récupérer les sommes abandonnées si la situation ultérieure de la société le permet.  

Le crowdfunding

Les plateformes de crowdfunding permettent de collecter des dons pour financer un projet d’investissement ou de création d’entreprise. Cette méthode est adaptée pour des marques et des offres B2C. 

L’avantage d’une campagne de crowdfunding est qu’elle permet de fédérer une communauté de premiers utilisateurs, dit d’”early adopters”. Ces dons sont ainsi une manière de financer l’entreprise de manière non-dilutive.

Le crowdlending

Autre sous catégorie dans les solutions de crowdfunding, le crowdlending correspond à un type de financement participatif dans lequel les investisseurs prêtent des sommes d’argent aux entreprises. 

Ces montants prêtés - parfois modestes - appellent ou non à un remboursement d'intérêts. Tout comme le crowdfunding permettant de collecter les dons, ce financement est non-dilutif.

Prêt d’honneur

Le prêt d’honneur, non-dilutif et à taux zéro, est un prêt régional, c’est-à-dire financé par la région dans laquelle l’entreprise est implantée. Le receveur s’engage sur l’honneur à rembourser le prêt 3 à 5 ans après réception. 

Les organismes octroyant des prêts d’honneur sont des associations notamment Réseau Entreprendre, France Initiative et Wilco. Le montant peut atteindre 90 000 €.

L’autofinancement

L’autofinancement pour une entreprise consiste à recourir à sa propre trésorerie pour se financer. L’entreprise paye ainsi ses charges ou investit, et ce, sans faire appel à des financements externes. 

L’autofinancement a toutefois une limite : une fois consommés pour un investissement, ces fonds doivent être reconstitués pour ne pas mettre en déséquilibre le bilan.

La capacité d’autofinancement (CAF) d’une entreprise résulte de la différence entre les produits encaissés et les charges générées par son activité. Elle désigne l'ensemble des ressources brutes dont dispose l’entreprise à la fin d'un exercice, à savoir les excédents de trésorerie. 

La capacité d’autofinancement représente ainsi la capacité de financement interne d’une entreprise. Ce type de financement est non-dilutif.

Revenue Based Financing

Le Revenue Based Financing est un outil de financement innovant et non-dilutif qui permet d’obtenir de la trésorerie en fonction des revenus actuels et futurs d’une entreprise.

Les fonds du Revenue Based Financing (RBF) sont transmis sur une carte virtuelle qui facilite la prise en main du cashflow. Le processus est digitalisé et rapide : en seulement 48h, une entreprise peut recevoir des fonds.

La contrepartie à payer n’est pas un taux d’intérêt, mais un pourcentage annuel, généralement autour de 6 à 10%, sur les revenus futurs de l’entreprise. Le montant des mensualités à payer est calculé selon les résultats financiers mensuels de l’entreprise.

Le montant est donc flexible contrairement aux mensualités d’un prêt bancaire. Enfin, l’entreprise qui a reçu la trésorerie rembourse l’investisseur mensuellement sur six, neuf ou douze mois. 

Le Revenue Based Financing peut aussi venir compléter une levée de fonds ou un Bridge. En effet, si la levée de fonds se concentre davantage sur les actions de long terme, le RBF peut lui permettre d’apporter une trésorerie rapide pour des investissements de court terme. C’est une stratégie gagnant-gagnant très intéressante à mettre en place.

Comment choisir le mode de financement le plus adapté à son entreprise ? 

La maturité de l’entreprise 

La taille ainsi que l’étape dans laquelle se trouve l’entreprise en recherche de financement est un critère primordial. Il permet certes d’éclairer le chef d’entreprise sur le choix de financement le plus pertinent, mais a surtout pour conséquence d’écarter certaines options. 

Le choix des financements disponibles est parfois plus restreint en fonction de la taille de l’entreprise. Par exemple, l’accès au crédit est très compliqué pour le financement des entreprises en création ne disposant d’aucun historique convaincant.

De leur côté, les subventions ou le financement par crowdfunding se révèlent inadaptés, voire insuffisants, pour les grandes structures.

Le type d’entreprise

Le secteur dans lequel évolue l’entreprise peut aussi avoir un impact sur son financement. En effet, si l’entreprise est active dans la restauration et dispose d’un Besoin en fonds de roulement négatif et ne nécessite pas de financement pour faire tourner ses opérations, elle peut en théorie s’autofinancer.

Le pacte d’actionnaires

L’un des premiers critères ayant une importance capitale dans le choix de financement est  le pacte d’actionnaires. Ce dernier influe en effet sur la stratégie d’entreprise et la vision des fondateurs ou actionnaires. 

S’agit-il d’une entreprise familiale avec un actionnariat très réticent à l’idée de diluer le capital? Dans ce cas, le management aura plus d'intérêt à contracter une dette. 

La durée du financement

La durée de financement joue également un rôle important. 

L’entreprise a-t-elle besoin urgemment de trésorerie à court terme pour financer son cycle opérationnel ? Il faudrait alors se tourner vers des solutions rapides comme le RBF.

S’agit-il d’une entreprise avec une stratégie d’investissement portée sur le long terme ? Une telle entreprise aurait peut-être tendance à éviter une offre publique sur le marché boursier, réputé court-termiste, et préférer un prêt bancaire ou un investissement en capital.

Le taux

Une autre contrainte liée à la structure financière de l’entreprise est à prendre en compte : le coût du financement. Certaines options de financement peuvent se révéler très coûteuses en fonction de comment l’organisation s’est financée par le passé. 

Il existe en effet des règles d’équilibre à respecter pour pouvoir prétendre à certains types de financement. Ces règles correspondent par exemple à des ratios d’endettement à respecter ou encore une certaine capacité de remboursement à atteindre. 

Une entreprise très endettée devra payer des taux d'intérêts exorbitants si elle souhaite contracter un nouveau prêt. C’est une information importante à prendre en compte dans le choix de financement.

Les covenants

Les covenants sont un moyen pour le prêteur de se protéger en intégrant dans le contrat de prêt des engagements qui doivent être respectés par l'emprunteur.

Ces engagements peuvent correspondre 

  • Ă€ la souscription de certaines assurances par l’emprunteur ;
  • Au respect d’un taux d’endettement fixĂ© par la banque.

Si les covenants deviennent trop contraignants, alors ils pèseront sur le choix de financement.

Quels sont les avantages et les inconvénients de chaque type de financement ?

Methode de financement Avantages Inconvénients
Love Money Rapide Besoin d’un entourage ayant des fonds, dilutif
Business Angel Rapide et accompagnement Besoin d’un réseau, dilutif
Le RBF (Karmen) Rapide, non-dilutif Destiné aux entreprises ayant des revenus récurrents
Venture Capital Crédibilité et accompagnement Processus chronophage
Les prêts d’honneurs Le montant peut aller jusqu’à 90 000 €, non-dilutif Processus chronophage et montant limité
Le microcrédit Facile d’accès. Non-dilutif Généralement des sommes réduites
Le crowdfunding Non-dilutif, gratuit ou avec de faibles taux d'intérêt, mobilise une communauté Processus long
Le crowdequity Mobilise une communauté Processus long, dilutif
Le MCA Rapide et non-dilutif Réservé aux commerçants
Le prêt bancaire Non-dilutif Requiert des garanties, peu facile d’accès
Les subventions et avantages fiscaux Non-dilutif Processus potentiellement chronophage et montant limité
La dette non bancaire Non-dilutif Processus chronophage et montant limité
L’autofinancement Non-dilutif et ne nécessite pas le paiement d'intérêts ou de remboursements Absorbe la trésorerie disponible dans l’entreprise

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Quel financement choisir selon le stade de développement de son entreprise ? 

Quels sont les financements les plus adaptés à la création de l’entreprise ? 

La phase de création d’une entreprise induit les premiers besoins de financement d’une entreprise. Le financement obtenu lors de cette phase est généralement utilisé pour concevoir le produit ou le service, et développer l’offre commerciale.

Les trois moyens de financement préconisés en début d’activité sont la love money, le microcrédit et le crowdfunding.

Quels sont les financements les plus adaptés en cas de besoin urgent de trésorerie ? 

En cas de besoin urgent de trésorerie, il faut recourir à des solutions de financement rapides avec des partenaires réactifs. Si l’entrepreneur peut compter sur des amis et de la famille, alors la love money est une bonne solution. 

C’est toutefois le RBF qui est, de loin, l’outil de financement le plus rapide. 

Quels sont les différents types de financement à moyen terme pour les entreprises ? 

Les meilleurs financements à moyen ou long terme correspondent aux prises de participation des business angels ou de levées de fonds de VC. Ces investisseurs ont en effet pour objectif de réaliser une plus value sur investissement. En échange, ils restent au capital de l’entreprise pendant 5 ans environ. 

Quels sont les différents types de financement à long terme pour les entreprises ? 

S’il existe également des prêts à échéance courte, le prêt bancaire est le meilleur moyen pour obtenir des financements à long terme. Attention toutefois : plus le prêt s'étale dans la durée, plus les intérêts à rembourser sont élevés.

Quels sont les financements les plus adaptés aux entreprises digitales ? 

Les entreprises digitales ont des besoins de financement importants, servant d’abord à concevoir et lancer un produit ou un service innovant, puis à accélérer pour rechercher de la croissance rapide. 

En fonction du besoin et de la maturité de l’organisation, les entreprises digitales ont le plus souvent recours à la love money, aux business angels, aux subventions, au crowdfunding et aux levées de fonds afin d'optimiser notamment, leur Customer Lifetime Value.

Les solutions de financement contraignantes comme le prêt bancaire s'avèrent elles inadaptées aux entreprises digitales car ces dernières n’ont pas d’actifs tangibles.

Le capital risque et les levées de fonds représentent également des étapes incontournables pour les entreprises digitales. Ces dernières se tournent toutefois de plus en plus vers le Revenue Based Financing, en quête d'un financement facile d'accès, rapide et non-dilutif.

Quels sont les financements les plus adaptés aux SaaS et entreprises à revenus récurrents ?

La solution de financement dédiée aux entreprises Saas à revenus récurrents est le Revenue Based Financing (RBF). 

Karmen est la solution de Revenue Based Financing, un financement innovant basé sur les revenus futurs des porteurs de projet. C’est un type de financement dit non dilutif (il n’y a pas de cession de capital en échange) préconisé chez les startups tech à revenus récurrents et Software-as-a-Service (SaaS).

Avec Karmen, les start-ups SaaS françaises bénéficient d’une solution de financement 100 % non-dilutive, digitalisée, et rapide (en moins de 72 heures !). Cette solution peut notamment leur permettre de renflouer leur trésorerie, de stabiliser leur croissance ou encore d'allonger leur runway.

De plus pour la valorisation de l’entreprise, le recours au Revenue Based Financing (RBF) n’entache pas l’EBITDA (Earnings before interest, taxes, depreciation, and amortization) car le Revenue Based Financing (RBF) est comptabilisé comme un passif à court terme.

Pour savoir si vous êtes éligible, c’est très simple ! Connectez les outils financiers de votre entreprise en lecture seule grâce à l’open banking de notre algorithme. Notre objectif est d’analyser ainsi en toute objectivité le potentiel de votre entreprise en se basant sur les revenus présents et futurs. 

Ensuite, si vous êtes éligible, nous vous enverrons une offre de prêt sous 72 heures maximum. Il n’y a aucun frais caché. Si l’offre vous convient, vous recevrez le premier virement sous 48 heures. 

Conclusion

Ainsi, le financement est nécessaire pour l’entreprise. Il lui permet en effet d’assurer sa croissance avec, entre autres, de nouveaux projets innovants, la modernisation de son équipement ou encore l’augmentation de ses capacités de production. 

Il existe une multitude de possibilités pour financer son entreprise. Le choix le plus pertinent dépend de plusieurs facteurs comme la taille de l’entreprise, sa stratégie et sa structure financière. 

Alors que certains financements impliquent une diminution du pourcentage de détention du capital des actionnaires historiques, d’autres sont non-dilutifs. Il existe une solution pour financer, de façon non-dilutive et rapide, les entreprises à revenus récurrents : le Revenue Based Financing !

Type d’investisseurs

Avantages

Inconvénients

Business angels

Très bon effet de levier, pas de perte de capital et peut permettre un accès Ă  du capital très rapidement, mĂŞme au tout dĂ©but de l’entreprise. 

Limites financières individuelles

Investisseurs régionaux / nationaux

Leur forte expertise et contacts à l’échelle régionale ou nationale apporte à l’entreprise une certaine notoriété, notamment pour des investissements futurs.

Peu d’accompagnement d’expertise sur le moyen-long terme. DĂ©marches administratives assez longues.