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Comment financer sa croissance en France
Comment financer sa croissance en France

Comment financer sa croissance en France

Investir, recruter, solliciter de nouveaux partenaires, s’orienter vers un développement à l’international… Tels sont les nouveaux défis auxquels doivent répondre les dirigeants d’entreprises en croissance. Or pour y parvenir, il vous faudra obtenir un financement. Il existe de nombreuses solutions financières qu'il est important de connaître. Vous pouvez, par exemple, opter pour le Revenue Based Financing. On vous explique tout sur la manière de financer sa croissance en France.

Baptiste Wiel
Baptiste Wiel
Publié le

21

November

2022

November 21, 2022

Mis à jour le

21

November

2022

November 21, 2022

Les acteurs du financement traditionnel en France

Les fonds de Venture Capital

Le Venture Capital correspond à une prise de participation en capital réalisée par des professionnels ou des investisseurs. Pour cela, ces derniers souscrivent soit à des actions ordinaires, soit à des actions à dividende prioritaire ou assorties de bons de souscription d’actions (ABSA). Sinon, rien ne les empêche d’accorder des avances en compte courant d’associé. Dans tous les cas, en plus des fonds qui peuvent atteindre plusieurs millions d’euros, ils mettent aussi à la disposition de la structure leur réseau et leur expertise.

À noter que l’entrée au capital d’un investisseur est temporaire. Concrètement, le capital-risqueur reste en moyenne entre 3 et 7 ans au capital de la société. Et pour cause, son objectif est de réaliser des plus-values dans un laps de temps le plus court possible. Autrement dit, il prévoit une sortie du capital une fois que l’entreprise arrive à un certain seuil de rentabilité et est ancrée solidement dans son marché. Parmi les fonds de VC les plus importants en France, on recense Kima Ventures, Idinvest, Partech, Alven, Serena, Daphni, etc. 

On parle de Corporate Venture Capital (CVC) pour désigner les fonds détenus par des grands groupes qui souhaitent soutenir les jeunes entreprises. Les firmes qui forment ces fonds de Corporate Venture Capital proposent parfois de véritables accompagnement pour les startups. Au-delà de leur volonté d’avoir un retour sur investissement, les grands groupes peuvent aussi participer à la stratégie de l’entreprise et l’aider à développer son activité. 

Ces fonds d’investissement servent à financer plusieurs petites entreprises, certaines synergies entre ces start-ups peuvent donc se faire et créer des relations professionnelles intéressantes. On recense Manifesto Ventures (le fond de Danone orienté agro-alimentaire), Orange Digital Ventures, AXA Venture Partners, etc. 

La levée de fonds est dilutive : en échange de leur financement, les fonds récupèrent des parts (parfois très significatives) de votre entreprise. La part récupérée pour un financement donné est déterminée en amont par la valorisation de votre entreprise.

💡 Pour en savoir plus sur la dilution, consultez notre article sur comment se financer et se développer sans dilution ? 

Les banques

Une solution pour se financer sans dilution est évidemment le prêt bancaire. Néanmoins, les démarches pour obtenir un prêt peuvent être assez longues et les montants peuvent rester assez faibles. 

Cette alternative vous demandera beaucoup d’énergie, car il faut convaincre les banques et très certainement essuyer des refus. La rentabilité est aussi un point très important pour les banques et peut vous handicaper lors de votre lancement. Enfin, certaines banques sont assez hostiles au financement d’entreprises tech et des SaaS.

Acteurs du financement traditionnel en France
Acteurs traditionnels du financement en France

Les alternatives au financement classique en France

La collecte de fonds

La love money, ou “capital de proximité” en français est généralement le premier recours pour un début de financement de création d’entreprise. L’entrepreneur sollicite ses proches, sa famille et ses amis pour un premier don. Ses donneurs bénéficient de réduction d’impôts et d’exonérations. Ce financement est rapide et non-dilutif, mais nécessite d’avoir un entourage aisé.

Il est dilutif : en échange de leurs participations, les proches récupèrent des parts de l’entreprise. 

Les prêts d'honneur

Le prêt d’honneur, non-dilutif et à taux zéro, est un prêt régional, c’est-à-dire financé par la région dans laquelle l’entreprise est implantée. Le receveur s’engage sur l’honneur à rembourser le prêt 3 à 5 ans après réception. Les organismes octroyant des prêts d’honneur sont des associations notamment Réseau Entreprendre, France Initiative et Wilco. Le montant peut atteindre 90 000 €.

Le microcrédit

Le microcrédit est un mode de financement destiné aux entreprises rencontrant des difficultés d'accès aux financements bancaires. Son but est de permettre aux porteurs de projet de faire naître ou de pérenniser leur projet par l’octroi d’un prêt bancaire plus accessible que les prêts bancaires traditionnels. 

En plus du prêt, ce dispositif s'accompagne d'un suivi des bénéficiaires : assistance dans les démarches administratives, aide à la maîtrise des coûts, développement commercial etc.

Les microcrédits sont généralement proposés par des acteurs associatifs. L'octroi d'un microcrédit est basé sur plusieurs critères :

  • Le porteur de projet : motivation, expérience, compétences, etc.
  • Le projet : implantation, potentiel, chiffre d'affaires prévisionnel, etc.
  • La capacité de remboursement.

Comme tout prêt, il est non-dilutif

Le financement participatif

Le crowdfunding (ou financement participatif au sens large) repose sur un système de collecte de dons ou de prêts. Via des plateformes telles que Hello Asso, un chef d’entreprise peut demander à un grand nombre de petits investisseurs de participer financièrement à sa création d’entreprise. Cette méthode est adaptée pour des marques et des offres B2C. L’avantage d’une campagne de crowdfunding, c’est qu’elle permet de fédérer une communauté de premiers utilisateurs, dit d’”early adopters”.

Le don participatif peut être avec ou sans contrepartie. On parle “d’equity crowdfunding" (ou d’investissement participatif) dans le cas où les apporteurs de capitaux prennent part au capital de la startup à la fin du tour de financement. Contrairement aux autres modes de crowdfunding, les investisseurs deviennent donc actionnaires de la société qu’ils financent. 

Ainsi, le crowdfunding en dons est non dilutif et l’equity crowdfunding est dilutif pour les entrepreneurs qui y recourent. 

Les avantages fiscaux 

Investir dans une start-up, c’est aussi bénéficier d’avantages fiscaux. Via des plateformes de crowdfunding, chacun peut investir dans une start-up en se référant à la nature du projet, au profil des associés et à la finalité attendue. Il est même possible de consacrer de petites sommes à cette participation par le financement participatif, ce qui différencie grandement les financeurs participatifs des business angels ou des capitaux-risqueurs.

Du point de vue fiscal, il est possible de déduire 18 % des sommes investies sur le montant dû au titre de l'impôt sur le revenu (dispositif IR PME). Ce pourcentage passe à 50 % des sommes investies en ce qui concerne l'ISF (loi TEPA). Ce soutien peut être dilutif ou non dilutif pour les entrepreneurs selon la modalité du financement participatif. 

Les incubateurs

Les incubateurs sont des structures intervenant dans la création d’entreprise et qui accompagnent généralement l’entrepreneur sur sa réflexion autour de son projet, la rédaction d’un premier BP et des rencontres avec des early adopters. 

En vous rapprochant d'un incubateur, vous pouvez vous faire accompagner dans la réalisation de votre projet entrepreneurial durant une période d'1 à 3 ans. Si les incubateurs sont connus pour leurs missions d'aide et de conseils aux entrepreneurs, ils peuvent aussi vous mettre en relation avec des investisseurs désireux de participer au capital de votre entreprise.

Les incubateurs fournissent un apport à taux 0 et non-dilutif pour votre entreprise. C’est une opportunité en or pour financer ses premiers développements avec un accompagnement premium, mais encore faut-il être sélectionné ! 

Les business angels

Un Business Angel ou « investisseur providentiel » est un indépendant qui investit ses fonds personnels dans une entreprise. Généralement, grâce à leur réseau et leurs expériences, les Business Angel apportent également des conseils au porteur de projet. 

Le but du Business Angel est de dégager de la plus-value via son investissement en vendant sa participation au bout de 3-5 ans. C’est donc un mode de financement dilutif

Les fonds d’investissement

Dans certains cas où le taux de rentabilité est très élevé, il est possible d’opter pour une levée de fonds sans dilution. Contrairement au financement bancaire, la levée de fonds repose sur des indicateurs spécifiques. Les fonds d’investissement recherchent eux-mêmes ces données en amont ce qui vous demandera moins d’énergie. En revanche, la démarche pour obtenir une levée de fonds peut être assez longue.

Les prêts interentreprises

Introduit par la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques (dite loi Macron) en 2015, le prêt inter-entreprises permet à une société de soutenir financièrement une autre société avec laquelle elle a des liens économiques, en lui accordant un prêt. Les sociétés à responsabilité limitée (SARL) et sociétés par actions peuvent désormais prêter des fonds à des microentreprises, PME ou entreprises de taille intermédiaires (ETI), à plusieurs conditions :

  • les entreprises prêteuses ne doivent effectuer ce prêt qu’à titre accessoire de leur activité principale
  • les prêts ne doivent pas excéder une durée de 2 ans
  • les prêts accordés devront prendre la forme d’un contrat de prêt
  • les entreprises doivent pouvoir attester d’un lien économique (sous-traitant direct ou indirect, même groupement d'intérêt économique, même groupement attributaire d'un marché public...) justifiant le crédit.

Comme tout prêt, ce mode de financement est non-dilutif. 

Les concours

De nombreuses associations, fondations, écoles ou autres organisations d'entrepreneurs proposent des concours destinés aux créateurs ou nouveaux chefs d'entreprise. Ils sont parfois destinés à des publics spécifiques (femmes entrepreneurs, jeunes, concours régionaux...) ou des secteurs définis (numérique, écologie, commerce, économie sociale et solidaire...). 

À la clé : des dotations financières (non-dilutives), mais aussi la possibilité de se faire connaître et de rencontrer des partenaires ou des investisseurs. 

Crédit impôt recherche 

Le crédit d'impôt recherche (CIR) est une mesure de soutien aux activités de recherche et développement (R&D) des entreprises, quels que soient leur secteur ou leur taille. Les entreprises qui engagent des dépenses de recherche fondamentale et de développement expérimental peuvent bénéficier du CIR en les déduisant de leur impôt sous certaines conditions. Le taux du CIR varie selon le montant des investissements (30% en dessous de 100 millions €, 5% au-dessus). 

Le CIR est non dilutif, en ce qu’il représente une somme imputée sur l’impôt sur le revenu ou sur les sociétés dû par l'entreprise pour l'année pendant laquelle les dépenses de recherche ont eu lieu.

Le financement Early stage de la BPI 

Bpifrance est une Banque publique d'investissement qui agit, en complément du marché, pour répondre aux différents besoins de financement des entreprises. Elle leur propose un continuum de financements à chaque étape clé de leur développement et une offre adaptée aux spécificités régionales. 

Elle intervient en financement et en garantie pour soutenir la croissance des startups françaises : prêts à court, moyen et long terme, crédit-bail, prêts sans garantie, prêts innovation, prêts sectoriels (transition écologique et énergétique, industrie, tourisme, ...). 

Le meilleur des deux mondes : Le RBF

Un autre outil de financement innovant existe pour les porteurs de projet : le Revenue Based Financing. Ce nouvel outil de financement non-dilutif est de plus en plus préconisé chez les start-ups tech. 

Karmen est la première solution de Revenue Based Financing dédiée aux entreprises à revenus récurrents et Software-as-a-Service (SaaS). Karmen propose des avances de trésorerie, basée sur leurs revenus récurrents, pour accompagner leur croissance de manière non-dilutive.