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L'open banking : c'est quoi ?
L'open banking : c'est quoi ?

L'open banking : c'est quoi ?

Avec l’Union Européenne en 2015, le Royaume-Uni en 2016, les États-Unis en 2018, et aujourd’hui les grands pays d’Amérique latine, l’Open Banking est favorisé par des évolutions réglementaires modifiant en profondeur l’industrie bancaire. Il a ainsi rendu possible l’émergence du Revenue Based Financing, une méthode de financement rapide et non-dilutive développée en France par Karmen. Mais que se cache-t-il vraiment derrière l’idée d’Open Banking ? En quoi cette tendance révolutionne-t-elle le secteur bancaire ?

Baptiste Wiel
Baptiste Wiel
Publié le

30

September

2022

September 30, 2022

Mis à jour le

30

September

2022

September 30, 2022

L’Open Banking : définition 

L’Open Banking est un terme anglophone qui désigne le partage des données collectées par les institutions bancaires sur leurs utilisateurs. L’Open Banking tire son origine du changement de comportement des consommateurs avec la digitalisation massive de toutes les industries.

L'Open Banking correspond à une volonté de répondre aux exigences des consommateurs, souhaitant bénéficier de services innovants, et d’encourager l’innovation via l’ouverture des ressources bancaires aux Fintechs et autres prestataires financiers.

L’Open Banking tend enfin à apporter plus de protection et de sécurité aux utilisateurs tout en leur donnant le moyen de mieux contrôler leurs données.

Cette tendance est née en Europe suite à l’adoption de la Directive européenne relative aux Services de Paiements (DSP2) en 2015. L'Open Banking s’est depuis exporté aux États-Unis et au Royaume-Uni et semble devenir la nouvelle norme dans le secteur financier.

Concrètement, l’Open Banking fait référence à un système bancaire “ouvert”, dans lequel les utilisateurs, qu’ils soient des particuliers ou des entreprises, peuvent autoriser des acteurs financiers agrémentés (banques ou autres fournisseurs de services financiers) à avoir accès aux données sur leurs actifs et leurs opérations financières.

Comment fonctionne l’Open Banking ? 

D’un point de vue technique, l’Open Banking s’appuie sur des APIs (Application programming interface), c’est-à-dire interfaces programmables pour applications. Ce sont des outils qui permettent à deux programmes informatiques de dialoguer ensemble.

Les APIs permettent ainsi d’échanger de manière sécurisée les données bancaires : elles rendent visible les types de données pouvant être partagés et requiert une ou plusieurs clés afin de procéder à l’authentification.

Ces interfaces permettent enfin à des développeurs de logiciels et systèmes informatiques tiers de créer des applications et des services autour des institutions financières.

Il n'existe pas d'API « officielle » pour l'Open Banking, les banques et les autres acteurs financiers agrémentés fournissent leurs propres APIs permettant d’accéder à un type de données bancaires en particulier.

Certains permettent d'accéder aux comptes bancaires en lecture (pour obtenir le solde du compte et des informations sur les transactions, par exemple), d’autres en écriture (pour effectuer des paiements autorisés). 

Pourquoi l’Open Banking révolutionne le système financier ? 

L’Open Banking constitue une réelle révolution dans le secteur financier. Alors que les informations bancaires étaient jusqu’il y a peu jalousement conservées par les banques, l’Open Banking et l’utilisation d’APIs permet, par exemple, à des développeurs de créer des services innovants pour les institutions financières.

En contraignant les établissements financiers à partager l’accès aux informations relatives aux opérations bancaires, aux virements, mais également aux dépôts d’argent de leurs utilisateurs et sous réserve que ces derniers y consentent, l’Open Banking dessine de nombreuses opportunités.

Cela s’illustre avant tout dans la création de nombreuses fintechs destinées à l’agrégation de comptes bancaires, le coaching budgétaire ou encore à la création de solutions permettant de réinventer de nombreuses expériences bancaires ou crédit. 

Quels sont les avantages de l’Open Banking ? 

Une meilleure sécurisation des données personnelles

Le partage et l’exploitation des données d’un client l’exposent à un certain nombre de risques, à commencer par le risque de voir ses informations piratées à l’occasion d’une cyber-attaque.

Avant l’Open Banking, les différents prestataires financiers accédaient aux données financières d’un utilisateur grâce à la technique du « screen scraping ».

Il fallait alors que l’utilisateur partage ses informations de connexion avec le prestataire. Grâce à l’innovation de l'Open Banking et ses APIs sécurisées, les risques sont réduits. En effet, il faut utiliser une clé pour accéder aux informations. Les informations d'identification du client ne sont jamais demandées.

L'Open Banking permet une meilleure expérience client

L’Open Banking facilite l’accès aux données bancaires et permet ainsi d’abaisser les barrières à l’entrée dans le secteur bancaire, résultant dans un concurrence accrue et des prix attractifs. Une telle révolution permet surtout de créer des nouveaux services innovants et davantage centrés sur le client et ses usages.

L’accès aux données financières favorise par exemple l’émergence d'agrégateurs de comptes regroupant toutes vos données financières et cartes bancaires, investissements, prêts, plans de retraite, etc., et donne une vue d’ensemble sur vos finances.

L'Open Banking permet également une meilleure étude des comportements des utilisateurs et aide les acteurs financiers à décider d’octroyer ou non un crédit sans biais.

Les entreprises et leurs clients seront également capables d’effectuer et d’encaisser des paiements de banque à banque plus rapidement et efficacement. Le paiement par carte pourrait peut-être un jour devenir obsolète face aux évolutions permises par l’Open Banking.

Principaux avantages de l'Open Banking
Avantages de l'Open Banking

À quelles données l’Open Banking donne-t-il accès ? 

Les données partagées dans le cadre de l’Open Banking sont variées. Il peut aussi bien s’agir de données telles que la localisation géographique des agences bancaires et des distributeurs de billets, des services bancaires proposés dans tels ou tels établissements, que de données clients (dépôts, virements, et autres opérations courantes).

L’exploitation de ces données personnelles ne peut toutefois se faire qu’avec le consentement préalable des utilisateurs.

Plus spécifiquement, les données auxquelles l’Open Banking donne accès peuvent se rapporter aux comptes bancaires (nom du titulaire, type de compte, devise et opérations) et aux produits et services offerts par un établissement financier.

L’Open Banking permet également de faciliter l’initiation de paiement (le fait d’effectuer des paiements d’un compte bancaire à un autre) : au lieu de devoir vous connecter à votre espace client en ligne et de suivre le processus de paiement manuellement étape après étape, ce processus peut désormais être lancé via un logiciel, application ou site Web, sous réserve du consentement explicite du titulaire du compte.

Cas d’usage de l’Open Banking chez Karmen 

Karmen propose une solution innovante pour financer les entreprises SaaS ou société à revenus récurrents sans dilution. Le Revenue Based Financing Karmen (RBF) est en fait une avance de trésorerie, permettant de débloquer du capital pour la croissance de l’entreprise et de façon non dilutive.

Pour scorer les performances d'une entreprise et sa capacité à rembourser un financement octroyé, Karmen se branche aux logiciels de la start-up et récupère une multitude de données. L’API sécurisée de Karmen permet en effet d’analyser en temps réel la santé financière et opérationnelle de la société.

Un intérêt particulier est porté aux informations financières et de facturation (Stripe, Checkout, GoCardless, etc), bancaires (via Open Banking) et comptables.

Les données reçues grâce à l'Open Banking sont ensuite traitées par un algorithme de scoring propriétaire qui évalue le risque crédit et détermine en moins de 48 heures si l’acteur est éligible au financement ou non.

La solution technologique de Karmen est simple, transparente et sécurisée. Sa plateforme digitale plug-and-play permet aux acteurs de partager en toute sécurité et en ligne leurs informations et connaître leur éligibilité.

L’autre avantage non négligeable du RBF, c’est que grâce à l’automatisation des opérations et à l’ajustement du scoring en continu, le refinancement de l’entreprise va être possible de manière automatique.

La DSP2 relève-t-elle de l’Open Banking ? 

Adoptée en 2015, La directive DSP2 (Directive sur les services de paiement) vise à favoriser la concurrence et l’innovation dans le secteur financier. Elle retire aux banques leur monopole sur l’utilisation des données de clients, permettant à d’autres entreprises d’utiliser ces données, avec l’autorisation du client.

Une telle directive, entrée en vigueur progressive depuis 2018, s’inscrit ainsi dans la logique de l’Open Banking en ce qu’elle définit un format et une procédure pour le partage des données bancaires. Indirectement, une telle évolution encourage également l’innovation au sein de l’écosystème bancaire européen afin de permettre le développement de leaders mondiaux.

Elle renforce également la concurrence entre les banques en offrant davantage de liberté aux consommateurs dans le choix de leurs banques et de leurs partenaires financiers. 

Ainsi, le partage d’informations bancaires, s’inscrivant dans la logique du système ouvert de l’Open Banking a été plébiscité par les évolutions réglementaires successives.

Initiée en Europe, une telle révolution du système bancaire se répand dans le reste du monde et dessine d’innombrables opportunités permettant de dynamiser l’industrie en favorisant la concurrence et l’innovation. L'Open Banking permet de plus d’assurer la sécurité des données personnelles avec l’élaboration d’APIs sécurisés ne nécessitant pas la communication des identifiants de l’utilisateur.